2025 Etape 1 : 2e partie de Risvaer à Harstad
Equipage : Michael, Claude, Philippe et Sylvie.
Etapes 7 à 12
Vendredi 9 Mai
Nos deux introvertis, gérants de l'hôtel, ont fini par échanger avec nous de manière sympathique la veille.
Ce matin, nous les retrouvons dans le salon-réception-bar presque comme s'ils n'avaient pas bougé de la nuit. Les bouteilles et les cacahuètes sont encore là.
Philippe fait part de son projet d'aller à Pundslett.
Pour une nuit et s'approcher du mini market afin de trouver du pain et faire quelques courses.
Le plus âgé se révèle plus que sympathique, lui proposant même d'emprunter sa Mercedes pour aller jusqu'au magasin. Cela nous évitera 10km de marche sur la route.
Avant le depart : il pleut, il pleut
et il est de coutume que cela me mette en joie !
Nous arrivons au ponton, à 2 milles d'ici, l'unique place visiteurs est déjà prise par un voilier.
Nous décidons d'occuper l'emplacement du Risvaer Brygge hôtel, il s'agit de l'hôtel auprès duquel nous avons séjourné hier et cette nuit.
Athos trouve juste juste sa place entre les deux catways. Le capitaine a adroitement manoeuvré et je n'ai même pas eu à sauter sur le catway bien branlant. Mon dos s'en trouve fort content.
La situation rappelle à Claude un souvenir de son tour du monde. Aux açores, où descendant sur un catway de ce type, il était passé à la baille de l'autre côté, sous les rires abondants de ses équipiers. Claude riait moins dans une eau à 8°.
Le temps est maussade et pluvieux, ainsi que le laisse deviner les portraits des trois poussins ci dessus.
Nous utilisons comme proposé, le véhicule à côté du ponton. Les clés sont sur une roue comme indiqué.
Près du café épicerie, se trouve une jolie église octogonale.
Café et mini market. On a même succombé à une envie de glace.
Si, si !
Petite ballade dans le coin, limitée par l'enneigement des sentiers.
Il y a tous les indices attestant de la présence d'élan et/ou de rennes, mais nous ne les verrons pas.
Traces d'élan :
Tir groupé :
Non loin du ponton, une jolie colonie de canards eiders cancannent et pédalent dans les parages.
Leur duvet est le plus recherché pour la confection des couettes traditionnelles.
Samedi 10 mai
Le temps s'est éclairci, les montagnes bien visibles viennent à nouveau nous enchanter.
Notre navigation est courte, 6nM, nous prenons notre temps, nous sommes loin d'être en retard pour le retour de Michael et l'arrivée des équipiers suivants prévue le 15 à Harstad.

Arrêt pêche près d'un haut fond repéré sur la carte par le capitaine.
En moins de 20 minutes Claude fait 2x2 belles prises. Nous voilà avec 3 belles morues et un lieu noir.

Nous nous dirigeons vers notre prochaine escale. Cet endroit a été désigné top secret par les gérants du Risvaer Brygge hôtel.
En arrivant nous comprenons pourquoi.
L'endroit est sauvage, pas une maison.
Juste un ponton qui dessert une plate-forme sur laquelle est installé un barbecue, des bancs et une table rudimentaire.
Mais tout cela est accueillant et fait revivre nos envies primaires de Robinson.
Nous voilà décidés à faire griller notre poisson. Une petite réserve de bois est déposée sous la table dans un filet. Néanmoins nous avons des scrupules à utiliser du bois qui n'est pas à nous. Courageusement avec notre scie, Claude et Michael après des efforts répétés parviennent à couper un morceau de poteau qui est tombé dans les parages.
En partie pourri et trop humide, ils ne nous servira que très peu.
Du coup nous utilisons un peu du bois à disposition. Et, nous augmentons un peu le montant substantiel de 10 Nok à 10 euros.
Nous préparons le dîner, cela nous occupe un bon moment... mais quel plaisir de griller et de manger un poisson pêché deux heures plus tôt.
Pendant que les uns scient du bois, les autres préparent le poisson.
Vient le moment de la dégustation.
Les environs sont très beaux. Mais difficile de progresser à pied : il pleut par intermittence, les rochers sont glissants
Nous faisons néanmoins un petit tour, progressant d'îlots en îlots, passant d'une petite colline à une autre entre les étendues d'eau. Quelques oiseaux mais pas autant que j'aurais aimé en voir.
De belles oies. Un vol de canards en triangle formé nous a ravi à l'arrivée.
Des huitriers pies, mes préférés.
Nous repartons avec une mascotte, peut-être vient -elle de Hemsdale à l'est de l'Ecosse. De cette fameuse course aux canards qui nous avait tant amusés en 2023.
Dimanche 11 Mai :
Surprise grouillante de pattes dans le panier. Des dizaines d'étrilles s'agitent sur le pont, tentant une échappée du panier et pinces parfois menaçantes face aux doigts de Claude, Michael et Philippe qui tentent de remettre à la mer les plus petites.
Nous partons vers 9h30 pour une petite navigation de 7 milles vers Offersoy.
L'air est d'une transparence rare.
Contemplation, nous avançons avec délectation, déviant
parfois de notre trajectoire pour observer un aigle de mer.
Les aigles de mer.
Nous arrivons à Offersoy sous le soleil et le firmament bleu. Le coin est splendide.
Quelques rorbuers (petite cabanes à louer)
écarlates, de ce rouge si commun dans le pays, côtoient la vieille poste et boutique jaune du 19 ème siècle.
Le ponton nous attend.
Paradisiaque sera notre déclaration à propos de ces lieux où il fait si bon se réchauffer les os, profiter d'un paysage hors du commun. S'ajoute à cela que douches et toilettes sont disponibles dans le restaurant du village.
Nous ne résistons pas et profitons également de sa gastronomie. Tout est bon ! En particulier une spécialité locale : SALTKJØTT (avec purée de navets et pommes de terre vapeur).
À l'agneau.
Cela ressemble au Farikål ( couches d'agneau et de chou cuite longuement) que j'avais cuisiné en France pour la famille.
Les rorbuers (locations de vacances) avec chacune un bateau pour aller à la pêche. Elles sont occupées par une tribu d'allemands.
Après une sieste écourtée pour ne pas manquer le soleil, nous partons explorer les environs.
Deux petits tours sur 2h30 pour admirer les lieux qui nous entourent, en prenant un peu de hauteur puis en longeant le littoral et enfin sur le retour en arpentant les pâturages et les petits chemins vers les quelques habitations dont la ferme du village.
Crapahuter hors sentier
Des vues splendides récompensent nos efforts.
Claude au sommet !
Demeures luxueuses
Les Norvégiens affichent leur drapeau avec fierté !

Plage de corail :
Décos extérieures :
Cimetière d'Offersoy
Les rencontres animalières avec des clichés de Claude qui maîtrise de mieux en mieux son appareil photo.
Le premier phoque norvégien que nous rencontrons.Ils sont rares ici contrairement à ceux vus en abondance en Écosse. La pêche intensive les prive de nourriture.
Lièvre arctique
Rencontre amoureuse :
Lundi 12 Mai :
Nous devions partir à 9h00, mais depuis 2 où 3 h un vent très fort souffle à 25 nœuds et plus.
Un petit hors bord à rompu une de ses amarres, nous avertissons les allemands concernés.
Nous attendons, prenons le déjeuner sur place.
13h30 : Le vent est tombé à 15 nœuds et nous pousse contre le quai. Il faut étudier la question pour le départ car un ponton perpendiculaire (num 2 sur le schéma ci-dessous) empiète sur notre trajectoire arrière.Nous reculons, en tirant Athos avec ses amarres, autant que possible sachant que le ponton arrière est très mouvant sous la houle et que nous ne pouvons grimper dessus.
Ci dessous schéma de notre plan et celui de ce qui s'est réellement produit.
Nous n'avons pas compris pourquoi Athos à viré dans un sens contraire au vent.
J'ai vu ensuite le capitaine les yeux inquiets et très concentrés tenter de virer à tribord en tournant la barre au maximum mais pas de réponse rapide d'Athos.
Avis pour une prochaine fois : nous aurions dû faire un demi tour au ponton la veille sans le vent.
Nous n'avons plus d'autre choix que d'emprunter une voie alternative. La dérive remontée en théorie la profondeur est suffisante. Le Capitaine prévoyant l'a vérifié, mais nous surveillons à la proue, l'absence de rochers vicieux.
Notre attente a apporté le beau temps et le vent portant nous emmène sur 11 nM jusqu'à Lodingen. Petite ville déjà connue en septembre dernier.
A l'approche de Lodingen :
Ferry local :
Le plus beau, le plus grand, le célèbre Hurtigruten !
Cette année nous accostons sur un grand ponton du centre plus facile d'accès que le petit port du bout de la baie près du phare. Nous nous y rendons à pied en 10 minutes pour vérifier que nous avons toujours accès aux sanitaires des campings cars.
Ornements des murs, ici toujours l'esprit marin.
Soirée au restaurant Mamma rossa, le seul ouvert, offert par Michael.
Nous nous régalons de Kebabs succulents.
Dommage Michael a choisi une pizza aux champignons. La pâte est réussie mais les champignons y sont aussi rares que les roses en plein désert.
Mardi 13 Mai
Il pleut abondamment ! La neige annoncée n'est pas de ce rendez-vous trop tiède : 8°.
Préparation pour la pluie et le froid avant d'entamer la navigation.
Gaillards toujours d'attaque en toutes conditions
17nM tantôt à la voile, tantôt au moteur.
Tantôt sous la pluie, la neige même, finalement puis le soleil et à nouveau la pluie.
Nous nous réchauffons :
Une constante s'impose néanmoins, le froid qui nous glace les mains après les manœuvres. Cela nous rappelle à Philippe et moi, l'Antarctique.
Néanmoins ici cela ne dure pas continuellement Nous les rechauffons en les posant sur la cocotte minute encore chaude de la cuisson des pommes de terre. Tous les moyens sont bons !
Michael avec notre nouvelle mascotte.
Blanc, noir, couleur de brume
Le ciel anxieux s'évente sous une parure assombrie
Les flocons entre neige et pluie
Piquent le regard
Le soleil derrière la nuée reparaît.
Sur la voûte bleue
L'arc aux couleurs alangui sur la terre
Rasant le sol de ses nuances
Captive notre errance.
Nous arrivons à Fjelldal vers 15h00 où nous sommes contents de prendre le dîner chaud.
A noter cette année, nous ménageons nos montures ( nos squelettes pour le dire autrement) lorsque le quai est bas comme c'est le cas ici nous installons un marche pied pour monter et descendre du bateau.
Même pas honte, nous sourions devant notre doux vieillissement.
Il y a peu à voir et à faire ici. Cette étape permet à Michael de prendre un bus pour nous quitter après-demain.
De toute façon, il pleut encore beaucoup. Nous restons blottis à l'abri sur Athos. Le chauffage fonctionne bien.
Apéro jeux, rigolades, bon dîner, gros dodo : La vie est belle !
Mercredi 14 Mai
Journée tranquille à Fjelldal
Rencontre d'un sympathique norvégien, visite croisées d'Athos et de Dorémi.
Petit tour dans le coin.
Maison aux allures Vikings, mais nous n'avons pas trouvé d'info la concernant.
L'école nationale des pompiers a pris place dans cette commune
Toujours des maisons si coquettes jusqu'au bout des Boîtes aux lettres
Etoiles surprises dans le panier.
Après midi pendant que Philippe et moi lézardons au soleil
autant que possible entre deux nuages.
Michael courageux prend un bain de mer rapide à 6° tu m'étonnes ! Il réalise son défi personnel avant son départ : prendre un bain arctique.
Claude plus actif que nous grimpe sur la colline à 300 mètres
Voilà le paysage qu'il peut admirer.
Jeudi 15 mai
Nous nous levons tôt pour accompagner Michael au bus qui le conduira à l'aéroport de Harstad-Narvik situé à 14km de Fjelldal.
Départ émotion il va nous manquer notre joyeux luron.
Il fait partie de ces personnes qui porte joie et gentillesse avec eux et contamine les journées de gaieté.
Aurevoir Michael ! A bientôt nous l'espèrons, nous prenons rendez-vous pour l'automne 2026 pour une saison de champignons en France.

Le séjour de Michael en Norvège n'est pas terminé puisqu'il a prévu de rejoindre Oslo et de louer une voiture jusqu'au 22 Juin avant de repartir à Toronto. Ensuite il a tant d'autres voyages en projet : Tchécoslovaquie, et autres etc...

Nous partons à 13h00
Athos quitte le ponton en souplesse sous la direction du Capitaine lorsque tout à coup la barre hydraulique ne répond plus. Heureusement il n'y a ni houle, ni vent. Néanmoins il faut faire vite pour monter la barre fixe. Claude et Philippe sont à l'œuvre. Une fois montée, hélas la barre fixe se bloque.
Puis aussi soudainement qu'elle était partie, la direction hydraulique est de retour.
Nous retournons au ponton pour tests. La barre commande bien le gouvernail mais un phénomène anormal persiste. En bout de course, il n'y a plus de butée et il est encore possible de tourner la barre à roue dans le vide en quelque sorte.
Nous partons comme cela, la question sera étudiée plus tard.
Les 17nM sont parcourus sans problème même si le vent manque à l'appel la plupart du temps. Une sortie du génois prometteuse et ce sacré éole tourne et nous contre, zut alors.
Rencontres aériennes pendant la navigation :
Arrivée à 16h15 à Harstad. Ville que nous connaissons, c'est ici que dans deux jours deux amis de la promotion gadzarts de Philippe nous rejoindrons.
Vendredi 16 mai
Journée de travaux Mécaniques, longue pour Philippe et Claude qui doivent réparer la barre. Un joint torique défectueux a été détecté sur le piston de commande du gouvernail. Démontage, purge de l'huile, coup de fil à Wilfrid pour savoir s'il a déjà fait la manip puis remontage.
Quel chantier sur le bateau !
Sylvie s'attèle aux taches logistiques et au Blog.
Demain arrivent nos futurs compagnons de navigation.
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