vendredi 27 juin 2025

2025 Etape 1 : 9e partie de Hammerfest ( Norvège) à Barentsburg (Ville russe du Spitzberg)

  2025 Etape 1 : 9e partie de Hammerfest ( Norvège) à Barentsburg (ville russe du Spitzberg)

Equipage : Anne Gaëlle, Michel, Claude, Philippe et Sylvie.

Nos deux nouveaux arrivants : Anne Gaëlle et Michel sont expérimentés à la voile.
Ils ont vécu et navigué sur un voilier dans les mers du Sud avec leurs 2 filles âgées à l'époque de 2 ans et demi et 4 ans et demi.
Les voici en 2005 sur Graine d'étoile, leur bateau.



Nos étapes depuis le Nord de la Norvège 1 à 8


Lundi 16 juin

Jour du départ pour le Spitzberg. 9h00, je prends le temps d'aller chez le coiffeur pour cacher les racines blanches et dès 10h je suis sortie. Coût 140 euros. Nous enchaînons :  dernières courses, formalités de sortie Schengen à la police puis nous allons faire le plein de gasoil. Au moment de quitter le ponton un premier petit défi nous attend. Le vent nous pousse contre le quai et nous sommes coincés entre deux bateaux. Le bateau avant est sur un quai qui n'est pas aligné avec le nôtre donc il nous gêne pour effectuer une rotation. Inutile de vous dire que la manoeuvre marche arrière est écartée, nous cherchons à faire un pivot avec l'arrière d'athos autour d'un gros pare-battage pour ensuite tenter d'écarter l'avant. Après trois essais infructueux nous reculons au maximum Athos vers le bateau arrière.
Au bénéfice d'une absence de rafale nous repoussant sur le quai, enfin nous nous écartons suffisamment du bateau voisin avant de prendre le large. La manoeuvre n'était pas évidente, ce petit défi relevé déclenche un hourra collectif.

Le paquebot AMBASSADOR à Hammerfest

Formalités en cours

A 12h00 nous partons vers le Grand Nord, notre première étape qui nous conduira à l'île de l'ours est de 240 nM. Nous définissons les quarts croisés en binôme sur une fréquence d'1h30.
Sylvie Philippe
Philippe Anne Gaëlle
Anne Gaëlle Claude
Claude Michel
Michel Sylvie
Ainsi chacun fait en théorie 3h de quart puis peut dormir 4h30

Cette étape dure 48h
Le vent est au rendez-vous et nous n'aurons besoin du moteur que 7 heures.
Très beaux moments de voile : un vent entre 12 et 16 nœuds, direction 60 à 90 degrés et notre Athos file à 5 nœuds de moyenne.
La gîte est suffisante pour que le capitaine dans son sommeil me coince quelquefois contre la paroi babord de notre cabine.

Une houle généreuse, qui même si elle n'est pas terrible (3m maxi ) va déclencher le mal de mer à des degrés divers.
Anne Gaëlle est la plus atteinte, moi un peu moins, Philippe et Michel n'y échappe pas, Claude lui est épargné.
Personnellement, je n'ai jamais été aussi malade, s'ajoute à cela que je dois ménager mon genou. Du coup d'autres maux se déclenchent : les hanches, le dos souffrent. Impossible d'avaler un paracétamol, car il est évacué aussitôt

Photo classée secret :

Ceci gâche un peu les plaisirs de la traversée, bien présents pourtant.
Cette sensation unique lorsque la terre s'efface de toute part. 


Michel à la barre

Athos fait partie de la mer, il fait corps avec elle, épouse ses mouvements. Nous sommes plongés dans cet espace marin qui flirte avec l'infini. L'âme est touchée par une appartenance à l'univers quasi-mystique.


Puis c'est la rencontre ! lors d'un quart où je suis un peu plus en forme, ayant enfin réussi à dormir entre deux relais. Je suis à la barre. J'ai entendu un bruit de vague différent,  comme un bout de mer qui se referme. J'ai tout juste le temps de formuler ma pensée qu'elle se confirme. Je vois un aileron gris qui fend la mer de son sillage avant de disparaître. Un dauphin puis un deuxième et ensuite une vingtaine au moins longent le bateau. Ils vont, reviennent avancent à notre rythme sur les flancs d'athos. Quel bonheur de les revoir. Mais que sont-ils ? ils sont gris avec des tâches très blanches sur le dos, ventre complètement blanc j'essaie de discerner leur museau afin de les identifier.
Pas facile car ils évoluent rapidement. Tout à coup l'un d'entre eux saute de deux fois la longueur de son corps. Il tombe dans une cabriole très élégante. Cela semble agir comme un signe de départ de ballet et les voilà tous à exécuter des sauts des arcs boutés et des cabrioles étonnantes.
Quel beau spectacle, ces animaux en totale liberté. Je pense qu'il s'agit d'un jeu car cela ne ressemble pas à des manœuvres de chasse mais je n'entre  pas dans leur mystère.
Ils nous offrent leur compagnie pendant une grosse demi heure, puis s'en vont dans ce milieu immense et préservé.



Je ne me réveillerai pas pour mon dernier quart, les hommes me laissent dormir. Merci à eux.
Je sortirai de ma torpeur nauséeuse au bon moment pour profiter de l'arrivée à l'île de l'Ours.

Une falaise tubulaire, précédée par un pic rocheux pointu qui évoque une pointe de flèche préhistorique, c'est la première vision que nous avons.
Au ballet des cétacés de la nuit ou d'hier, je n'ai plus la notion du temps, succède les Ballets d'oiseaux. En armada pour les guillemots, en groupe réduit pour les fulmars qui flirtent avec les haubans du bateau, partageant leur trajectoire quelques instants et les solitaires skuas, pour finir avec les grands seigneurs fous de bassans, haut dans le ciel.


A l'approche de l'île de l'ours



Bataille entre un labbe parasite reconnaissable à sa queue pointue et un goéland

Nous arrivons à midi trente au mouillage de Sørhamna au Sud Est de l'île. Il est bien protégé du vent mais rouleur. Pour certains d'entre nous, quelques bouchées seulement constituent un repas frugal et prudent.
Repos, nous dormons bien.
À 18h pour profiter d'un peu de vent prévu dans la nuit, la navigation reprend en passant par le sud et l'ouest de l'île.
Les falaises et les pointes rocheuses offrent un beau défilé où l'on repère des formes familières.
Les hommes assureront les quarts de 2h chacun en solo pour que les dames puissent récupérer. Nous sommes reconnaissantes, aucune revendication d'égalité ne nous effleure.











Milliers d'oiseaux





Ca va de mieux en mieux, l'amarinage s'établit, les sourires reviennent avec le soleil




Mercredi 18 juin


Cette deuxième étape de 140 milles se déroulent en grande partie sous le soleil, quelle chance !
Les oiseaux toujours et la visite de dauphins apportent leur zeste de plaisir. La mer miroite.
Moins de vent hélas, beaucoup de moteur, mais un calme agréable à prendre.

Je vais bien mieux et je profite de bons moments sur le pont pendant les quarts de mon homme.
Je prends grand soin des appuis sur mon genou, qui s'est manifesté à 2 occasions par une tension et un léger glissement.
Je reprendrai les exercices de renforcement musculaire des le prochain mouillage.

Jeudi 19 juin

À 13h30,  j'aperçois un bateau à l'horizon.
En fait il y en a deux puis 3. Et dans la nuée blanche au raz de l'horizon que nous avions détectée apparaissent des reliefs blancs. Blanc, du blanc annonciateur de terre de glace.



Sauvage, impression d'un bout d'Antarctique. La terre se précise avec la progression du bateau, sous le soleil qui adoucit la température.


Arrivée vers 21h au mouillage.
Au bout du cap il y a un phare et une cabane en triangle.


Le mouillage est ouvert mais nul vent perturbateur.

Nous scrutons les berges pour voir si un Ours trainerait ses pattes ici. Mais il n'y a rien d'autre que la neige, la glace, la roche et la mer et c'est beau.
La roche est moins noire que dans le Sud et sous le soleil tout est plus clément.
Les 3° ambiants sont loin d'être extrêmes.
Claude conteste car c'est en négatif qu'il les a mesurés sur un taquet avec son pistolet thermomètre.
Ce malheureux taquet aura probablement subi le vent de la navigation.


Bichromie sans noir
La roche teintée de perle
épouse le blanc









Vendredi 20 juin

Une nuit bien copieuse et un départ tranquille à 10h. Le soleil est encore là.

Nous rejoignons une vallée glaciaire à 15 mille de là. A mi-parcours un vent de 10 nœuds nous permet de naviguer à la voile, pas de houle. C'est la glisse accompagnée de son bruissement d'eau sur la coque.

Bateau de pêche russe

Fulmars, les compagnons de navigation, ils frôlent le bateau, difficile de les capturer avec l'objectif.









Arrivés au mouillage, le vent a forci à 13 nœuds.
Nous déjeunons d'un poulet coco que j'ai préparé pendant la nav. Je suis satisfaite car j'ai pu le faire sans mal de mer. Nous profitons de notre environnement. Des montagnes moyennes cernent une plusieurs vallées de neige et une dans laquelle se déroule un glacier jusqu'à la mer. Nous n'avons pas pu nous rapprocher trop du glacier, les cartes ne sont pas détaillées dans l'anse du glacier.
Nous mouillons près d'une zone plate à gauche du front glaciaire. Aux jumelles nous pouvons observer les séracs, certains aux saillies bleues. Il y a aussi quelques icebergs, difficile d'évaluer leur taille.
Et devant Athos un unique joli groler ( morceau de glace dérivante )
Le mouillage tient parfaitement, mais la baie n'est pas protégée. La météo n'étant pas assez pointue pour savoir si le vent s'en tiendra là où forcira encore. Le capitaine décide de repartir dans l'après-midi pour atteindre un mouillage à 25 milles plus loin, plus sécurisé Hornsond.







3 bateaux sont déjà présents dans le mouillage. La baie est immense et nous trouvons notre place sans difficulté à bonne distance des bateaux suédois, américain et australien bientôt rejoints par un polonais. Ici, nous sommes à proximité de la base polonaise.
Avant d'arriver nous avons admirer la grande vallée glaciaire avec son glacier qui libère des icebergs. Ceux-ci dérivent jusqu'à nous. Leur nombre et leur taille sont sans danger pour Athos. Leurs couleurs, leur forme et leurs mouvements sont passionnants pour nous



Notre enthousiasme dépasse notre fatigue et nous assistons au Soleil de minuit.
J'avoue ne rien lui trouver d'exceptionnel à ce soleil tant célébré du fait de sa présence à midi. Bien prétentieux alors qu'il ne se pare d'aucune robe comme il le fait lorsqu'il se lève et se couche plus au Sud dans l'hémisphère..
Fâché par mes propos il vient nous éblouir jusque dans la cabine.

Mais comment dormir ?


Samedi 21 juin

Nous admirons toujours l'environnement, prenons paisiblement notre temps, contemplateurs émus et assidus.
Certains bateaux sont partis, poursuivant leur périple.
Les hommes s'attèlent aux activités de Bateau : transfert du gasoil dans la cuve principale, remontée de la drisse de genois qui avait glissé et imprimée un pli disgracieux nuisible pour l'efficacité. Les filles cuisinent.
Nous passons du temps à observer les morceaux de glace autour du bateau qui avancent, basculent, se retournent, et ceux imposants au loin qui sortent du glacier.






Macareux ! et ...


Homeureux !












Un éléphant de glace vêlé par le glacier.


Nous retrouvons un des bateaux de la veille, les américains.


Fulmar dans tous ses ébats






Nous y allons d'ailleurs en bateau vers le front du glacier et naviguons ensuite une dizaine de milles pour rejoindre un autre mouillage. Le parcours est un émerveillement.

Arrivée au mouillage en début de soirée, nous pensons avoir repéré une trace d'ours assortie d'une glissade. Les Ours résident le plus souvent au Nord et à l'Est du Svalbard. Ici partant de la cote Ouest, notre progression dans le Fjord nous a rapproché de l'Est, alors pourquoi pas. Mais le seigneur des lieux ne fera pas l'honneur d'une visite.

Moment du service


Dimanche 22 juin

Nous avons dormi 10h, lever à 9h00 !
Le froid cela consomme de l'énergie même si les navigations de cabotage sont calmes.

Ce matin Athos grignote un morceau de la banquise qui s'est attardée dans la baie.
C'est la première fois, il frémit sous le " Scratch cheeucchoc" il rit du froid puis s'écarte sous la conduite du capitaine pour glisser à nouveau entre montagnes et reflets.
Nous apercevons un phoque sur la banquise. Il se prélasse puis plonge,  très loin, dommage.

Nous prenons place devant un petit glacier, paysage privilégié pour le déjeuner.





Athos tâte la banquise




Les glaciers nous tirent la langue avec majesté.








L'après-midi nous explorons toutes les ramifications de la baie. Admirant les oiseaux, les séracs qui devalent les vallées pour venir plonger en mer. La lumière du soleil filtre à travers peu de nuages et dépose sa douceur sur les langues neigeuses.
Dans une anse envahie par la banquise, tout à coup un dos rond et noir émerge, surmonté bientôt d'un petit aileron.

Il s'agit d'une baleine Minke. C'est la plus petite des baleines. Contrairement à sa grande cousine la baleine à bosse. Elle ne plonge pas verticalement en laissant apparaître sa queue.
Pendant de longues minutes, le Capitaine fait des allées venues dans la baie.
Chaque remontée de cet animal splendide est annoncée par son souffle.
En fait il y en a deux qui se déplacent ici.
Lorsque nous décidons de reprendre notre route, nous avons la surprise de constater que l'une d'entre elles nous suit.
Elle vient jusqu'à 5 mètres du bateau, nous laissant voir sa belle nageoire caudale cernée d'une tâche blanche caractéristique de l'espèce. Ce moment est un cadeau.
Dûment célébré par les clichés d'Anne Gaëlle.








La belle a décidé de suivre un temps la route des hommes.



Retour au mouillage près de la base polonaise. À notre arrivée la baie est envahie par des icebergs récemment volés par le glacier tout proche. Certains ont une taille qui rivalisent avec celle d'Athos.
Sachant que il y a 8 fois plus de masse sous l'eau que au dessus. Nous tenons à rester à distance.


Nous modifions notre emplacement dans la baie pour s'avancer sur une profondeur de 5 m, ceci eélimine déjà la possibilité d'un choc avec les glaces les plus imposantes. Le mouvement des icebergs est lent, mais erratique. Nous décidons de faire des quarts de surveillance, que nous stopperons à 2h après mon tour, car les glaçons ont déserté la zone.











Lundi 23 juin

Je n'ai quasiment pas dormi quand sonne le moment du lever, 6h00.
Car une navigation de 60 nM est prévue pour profiter d'un vent NO, que nous ne verrons jamais, hélas.



Le temps est couvert mais doux, pas de houle. Après avoir cuit des pommes de terre et râpé des carottes pour le déjeuner de Nav, je vais récupérer une partie de ma nuit.
L'après-midi sera embellie et égayée par la rencontre de morses qui évoluent en mer.
2 d'entre eux nous dévoilement largement leurs museaux. Un mâle affiche ses moustaches et ses deux défenses.



Les eiders en bordure de banquise


Décollage

Arrivée au mouillage de Mariaholmen, pointe centrale au milieu du Fjord immense le Bellsound. Pas un souffle, calme absolu.

Trace d'Ours !?


Montagnes graphiques





Renard arctique aperçu au mouillage

.Mardi 24 juin

Nous avons prévu de poser les pieds à terre, oui mais voilà nous sommes au beau milieu d'une réserve naturelle. Il nous faut naviguer un peu pour nous rendre sur l'ile d'Akseloya. 
Le premier mouillage que nous tentons ne tient pas, nous glissons sur les galets. Nous nous déplaçons encore et finalement trouvons notre ancrage.
C'est le moment de la descente à terre. Pour moi c'est un grand désir de remarcher un peu mais assorti d'une appréhension car c'est la première fois que je remonte dans l'annexe depuis l'arrière du bateau et je crains encore plus le retour quand il me faudra remonter sur la jupe d'Athos avec les mouvements de houle.
Avec l'aide de l'équipe tout se déroule bien.
Je peux donc profiter avec mes 4 compères d'un moment privilégié : nous foulons pour la première fois la terre du Spitzberg.


 C'est un moment de rencontres ornithologique qui prend place dans un environnement remarquable composée de barrières rocheuses. Pierres grises et ocres ornent le terrain strié de grandes étendues de mousses où le lichen et les fleurs minuscules trouvent leur place avec élégance.
De nombreuses oies bernaches à têtes blanches nichent encore quand d'autres sont déjà poursuivies par leur progéniture.
Les œufs et les oisons sont à peine discernables sur le sol, nous marchons avec précaution. Dans les zones vertes c'est le labbe parasite qui a déposé ses œufs verts. Nous l'observons s'agiter à qui mieux mieux lorsque nous passons à proximité.

L'oie Bernache nonette






Voyez vous l'oison ?


Mâchoire de renne









Les oeufs des oies bien cachés

Le labbe parasite qui veut détourner notre attention de son oeuf

















Elles sont si belles ses oies Bernaches nonettes sur terre ou dans les airs, c'est un enchantement !









L'équipe d'aventuriers avec le maître tireur.

Le pharalope à bec large

L'eider

Les oies nonettes

Le bruant des neiges

Vers la fin de la journée nous naviguons encore 8 miles pour mouiller sur un plateau immense. Tellement immense que nous avons l'impression d'être en pleine mer.

Mercredi 25 juin

Départ à 10h. Nos journées sont bien actives et le grand air nous fait bien dormir...
Belle navigation de 40 nM , 8h30 dont 6h de voile. Superbe.
Arrivée à Barentsburg à 18h30.

Arrivée vers Barentsburg : entrée du Fjord

Barentsburg :


L'étoile russe


Le patron de la Société minière en 1932 avait une fille qui devint une danseuse !
Cet homme probablement victime des purges staliniennes a été exécuté en 1937. Il y a un projet de raconter l'histoire de la famille dans ce musée, pas encore créé, verra t-il le jour ?

Nous nous mettons à couple du beau ketch américain, rencontré déjà plusieurs fois sur notre parcours. Le couple propriétaire du bateau est très sympa.
Le responsable du port vient nous voir, Cela fait du bien de voir une personne physique. En Norvège tout se fait par les applications où en payant dans des boîtes aux lettres. Les russes ont du bon.
Oui, Barentsburg est une ville russe, avec une mine de charbon encore un peu exploitée.
300 personnes vivent ici : des caucasiens, des ukrainiens et des russes, en bonne entente selon les informations du responsable du port.
La ville possède une école, une poste, une épicerie, 2 bars restaurants, une piscine avec sauna et une charmante église orthodoxe.
Nous aurons tout le loisir d'en profiter demain.
Pour ce soir, moyennant l'ascension des 266 marches d'un immense escalier de bois nous rejoignons le centre de la ville.
N'imaginez pas un centre ville, ni le coeur d'un village, ni quelques baraques, ni une banlieue de HLM, ni des routes, ni des pistes. En fait c'est des échantillons de tout cela avec une dominance de baraques, sans oublier certains hangars ou structures de la mine. Indescriptible  dépaysement garanti.
Nous faisons un tour au milieu des bâtiments, un pèle mêle de barres d'immeubles, de baraques en bois de la plus délabrée à la plus pimpante.
Hétéroclite, la ville est d'un calme un peu triste, les curiosités semblant dédiées au tourisme. Néanmoins il réside un charme spécial qui éveille notre intérêt.
Pour ma part, je suis très heureuse d'être chez les russes.
Nous sommes contents de trouver la charmante église orthodoxe en bois. Probablement la plus au nord, sachant qu'il y a 10 ans nous étions dans la plus au Sud.

Photo souvenir de l'égise russe la plus au Sud en Antarctique :




L'église a été édifié à la suite d'un crash d'avon en 1996 près de Longyearbean. Une centaine de ss ont péri.


A l'arrière du buste de Lénine, devant l'immeuble un monument erigé en 1974 pour celebrer le bâtiment multi etages ( qualifié de gratte ciel), le plus au nord affiche la doctrine de l'époque Soviétique : "Notre objectif - le communisme."

Nous faisons un tour au milieu des bâtiments : un pèle mêle de barres d'immeubles, de baraques en bois de la plus délabrée à la plus pimpante.
Hétéroclite, la ville est d'un calme un peu triste, les curiosités semblant dédiées au tourisme. Néanmoins il réside un charme spécial qui éveille notre intérêt étonné.
Pour ma part, je suis très heureuse d'être chez les russes.





L'école en cours de rénovation.
Nous allons prendre un verre au bar d'un hôtel et finalement nous y dînons et c'est très bon !

Cabillaud avec une sauce mousseuse au fromage et salade cuite

Bière russe et Fish and Chips



Quelques mots sur la ville "extrait Wikipedia ":
C'est le second lieu le plus habité du Svalbard après Longyearbyen et compte moins de 400 habitants, quasiment tous des Russes et Ukrainiens. Aucune route ne permet d'atteindre Barentsburg. On ne peut atteindre la ville que par bateau par le fjord de Grønfjorden en été et motoneige en hiver.
La principale activité économique de la ville est l'extraction de charbon par la compagnie russe Arktikougol (Арктикуголь), présente sur l'île depuis 1932
De 1920 à 1932 la ville était néerlandaise et à été baptisée du nom de Barents, en référence à Willem Barents le découvreur du Svalbard.
A l'époque Soviétique la ville possédait 1500 habitants. Vitrine de la patrie elle était bien équipée ce qui lui vaut un bel ensemble sportif avec piscine olympique !
Toujours aussi étonnant.
Au delà de longyearbean, une autre ville miniere russe a une histoire similaire :
Pyramiden. Cette ville complètement désertée est habitée par quelques gardiens seulement.

Rencontre sur le quai

Jeudi 26 juin

Journée à Barentsburg
Matinée blog pour moi. Le capitaine bricole, les autres se rendent aux boutiques de souvenirs et vont voir des huskies dans leur enclos. Plus grand chose à faire pour eux, l'hiver étant fini.

L'après-midi,  Philippe et moi faisons la visite du musée galeries qui retrace l'histoire de la ville et de la découverte du Spitzberg.
De belles œuvres d'artistes.
Des objets retrouvés dans les campements de pomors, ces navigateurs russes, qui dés le 17eme siècle sont venus habiter le Grumant (nom du svalbard)
Le premier à avoir mené expédition vers cette terre de glace est un Hollandais en 1592 le fameux Willem Barents.

Barentsburg avant et après guerre





Barentsburg après la
 reconstruction :



Très ancienne croix religieuse retrouvée dans les campements du Spitzberg.


Une des très belles aquarelles d'une artiste russe.

Fossiles de feuilles, de nombreux autres de coquillages, de bois sont exposés dans le musée etc... 

Des affiches à la gloire de la patrie soviétique conquérante de l'arctique.

Portraits d'habitants de Pyramiden : la servante, le dentiste, les mineurs un jeune garçon et l'infirmière également dae.


Les croix qui servaient de guide pour les marins, orientés Est Ouest.


Jeu d'échecs retrouvé dans un campement des Pomors

Navire des Pomors



Petit détour par l'épicerie typiquement russe ( confirmé par mon amie Russe).

Quel bonheur ce bain, sauna et douche dans le centre sportif de la ville.


Puis nous nous dirigeons vers le célèbre bar the Red Bear ( l'ours rouge ) pour un apéro avec Tapas

Plafond du bar orné de la carte des lieux

Avant d'entrer dans les établissements, bars piscine ... nous quittons les chaussures au vestiaire.
Le vestiaire du bar décoré avec des skis de fond.

Athos sur le ponton de Barentsburg
.
Je décide de clore cet article avant Longyearbyen pour donner des nouvelles plus rapidement. Sans connexion le travail est plus difficile, je l'avoue ... je ne peux pas lisser la charge de travail. J'espère qu'il vous plaira.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

2025 Etape 1 : 11e partie de Pyramiden à Ny-Alesund via le Nord du Spitzberg : territoire des ours.

   2025 Etap e 1 : 11e partie de  Pyramiden à Ny-Alesund via le Nord du Spitzberg : territoire des ours. Equipage : Anne Gaëlle, Michel , Cl...